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Est-ce à dire que tout est relatif, que tout se vaut, que tout est subjectif...voire même que tout est vain?
Donner sens à la vie fait partie intégrante du métier d'humain, du vrai courage: vouloir s'y soustraire serait du plus haut comique, le faire sans humilité sera du plus haut tragique. La prétention à détenir la vérité conduit invariablement aux pires catastrophes: notre histoire humaine en témoigne. Mieux vaut faire avec des vérités partielles, singulières et révisables...

Un des héritages le plus précieux de la phénoménologie européenne du XXe siècle (M. Heidegger, M. Merleau-Ponty, P. Ricœur) est la prise de conscience que le sens n’est pas quelque chose qui se passe à l’intérieur d’un esprit ou d’un cerveau individuel, mais qui émerge dans nos vies à travers des pratiques sociales qui façonnent le monde qui nous entoure. C’est dans et à travers ce monde que nous devenons des êtres humains et que nous pouvons nous connaître nous-mêmes et connaître les autres. Les pratiques sociales génèrent un contexte dans lequel nos mots, nos maux, nos expériences et nos vies ont un sens. Dans la lignée de la phénoménologie européenne, en tant qu’êtres humains, nous sommes des « sujets incarnés », c’est-à-dire que nous existons à la fois comme des objets (ou des corps, y compris nos cerveaux) dans un monde physique et comme des sujets dans un monde interpersonnel : deux versants de notre identité inextricablement liés.

Ici, le vrai courage sera celui d'oser être soi-même...Comment y arriver?


Les recettes seront forcément diverses et variées. Toutes pourtant vont devoir intégrer le paradoxe signalé par Thierry Tournebise: nous sommes enclins en même temps « à nous protéger des autres pour parvenir à être Soi, et à en avoir besoin...car sans eux, le Soi ne trouve pas sa place. »  Le chemin sera le but:  vivre « c'est sentir la vie en soi et autour de soi, c'est se percevoir et percevoir autrui. C'est savourer le bonheur de sentir palpiter l'existence dans ce qu'elle a de plus précieux et de plus intime. Qu'il s'agisse de peines ou de joies, ça palpite, ça se montre, ça se partage, ça se rencontre... » ; ça se vit en somme dans l'équilibre entre l'extériorité et l'intériorité. Comment y arriver ? Cela réclame, bien évidemment, un apprentissage et un travail sur soi-même. Nous aurons à repérer notamment nos attachements excessifs à des êtres, des biens matériels, à des attentes, des espoirs qui ne manqueront pas d'être une source de douleurs et de souffrances. Sentir la vie en soi et autour de soi exige une adaptation permanente : il s'agit de se remettre constamment dans la cible et donc de se dégager de ce qui pourrait compromettre cette noble intention.

 

Bénir signifie reconnaître le bien infini qui fait  partie intégrante de la trame infinie de l'univers. Il n'attend qu'un signe de vous pour se manifester . 

Lorsque vous bénissez vous transformez ce que vous croyiez être l’ennemi (pensées, sentiment, l’autre, la situation, etc.) en ami. Ce qui, en apparence vous nuisait, se transforme pour votre plus grand bien. Cela simplement parce qu'en bénissant vous retirez le pouvoir de l’illusion de la matière afin de laisser s’épanouir la véritable Puissance qui est Divine.

L’Amour est la clé. La bénédiction est une porte qui s’ouvre sur une autre dimension de la conscience, de la Vie. (Pierre Pradervand)

Le pari de l'honnêteté:- Par ailleurs, être honnête avec soi-même c'est aussi avoir le courage de proposer ce que l'on a de meilleur à l'autre : nos passions, nos expériences, nos compétences sans se soucier de la manière dont cela va être considéré, regardé ou apprécié.

-  En pratiquant l’honnêteté envers soi-même et les autres  jour après jour,  le stress diminue de même que les contrariétés, les frustrations, les angoisses , les ressentiments, les peurs d'avoir à porter un masque, à jouer un rôle ou à faire semblant. L'honnêteté est l'envers de l'hypocrisie: elle réclame des approches spécifiques (In http://www.psycho-bien-etre.be/psycho/hypocrisie )

  • En osant dire non, lorsque nous ressentons que le oui va à l’encontre de nos besoins, nos valeurs.
  • Cesser de critiquer les autres et particulièrement le/les personne absentes
  • Cesser de reporter sur autrui, la responsabilité de nos actes, décisions, expériences, perçues, vécues, comme négatives.
  • Oser accorder et maintenir des relations sincères plutôt que maintenir des relations par peur de ne pas/plus être aimé, du rejet, de l’abandon…
  • En osant exprimer le meilleur de nous-mêmes, nos envies, nos besoins pour être fidèle et respectueux vis-à-vis de soi.
  • Nous exprimer avec sincérité et humilité et non pour se faire remarquer, par conformisme, pour plaire à autrui.
  • Etre honnête avec soi-même, nos valeurs pour être honnête, loyal avec autrui.
  • Etre soi, et non « jouer un rôle » pour plaire, ne pas décevoir.
  • Etre Acteur/Responsable de nos choix, décisions, actes, y compris dans nos relations
  • Etre bienveillant et respectueux avec soi-même, par son authenticité, pour être bienveillant et respectueux vis-à-vis d’autrui

Mais est-ce aussi simple? Suffit-il de vouloir bien prendre soin de soi? De bien se positionner face à tous et à tout? L'effort volontariste est-il la panacée? Il l'est et le sera si nous postulons qu'il n'y a aucune aide transcendante, que tout dépend de nous et de nous seuls. Il faut alors faire preuve d'ingéniosité et de persévérance.

L’humain navigue entre désenchantement et désespérance. Foi, doute, raison, religion, c’est la lutte qui nous constitue. Lutte contre le déni de l’autre pour une éthique de la compréhension: à nous d'inventer une science de l'existence à travers un langage symbolico-religieux capable de faire émerger une nouvelle conscience de soi et de nouveaux projets de vie. Car le dur métier d'humain consiste dès lors à devoir donner du sens à la vie alors qu'elle n'en a peut-être pas !

Pour le philosophe André Comte-Sponville le réel est la nature fait de moments de grâce dans un présent neuf qui échappent à l’engloutissement dans l’avenir ou dans le passé ; seul le présent existe et tout y est : nos pensées, nos mensonges, nos vérités, nos idées ou nos connaissances ; tout est à mettre entre parenthèses pour que cessent nos conditionnements nés des bonnes mœurs, des bonnes manières ou de la politesse. Tout est revisité, mises entre parenthèses des dogmes des églises, des règles, des commandements, des partis politiques, des idéologies, etc. L’indépendance est le vrai visage de la spiritualité. Elle n’a toutefois rien à voir avec le libre arbitre, car pour le philosophe nous ne pouvons être (vouloir ou faire) autre chose que ce que nous sommes.

Il ne saurait y avoir une transcendance, un au-delà à notre univers.

Pour d'autres, au contraire, l'Univers est vivant et bienfaisant.

" Peut-être que la prise de conscience la plus fondamentale de l’existence est la suivante : nous créons notre propre réalité et façonnons notre corps même par nos attentes et nos pensées - et cela au-delà de tout ce que nous imaginons Tout dans nos vies est aussi réel que nous le rendons : tout ce que nous voyons et entendons, ce que nous ressentons même, n’est jamais une donnée « objective » et n’a aucune autre réalité que celle que nous lui accordons.

Dans notre existence, minute après minute nous avons le choix entre le OUI et le NON, se sentir victime ou exprimer notre responsabilité, entre la complainte et la gratitude. Je n’hésiterais pas à avancer que la gratitude est notre principal outil pour rester dans le positif. Impossible de ressentir en même temps une authentique gratitude et la plus petite parcelle de négativité, de complainte.

L’ univers veut notre bien au-delà de tout ce que nous aurions osé jamais imaginer. Un nombre croissant de penseurs soulignent que dans cet univers, la Source (l’Intelligence cosmique inouïe qui crée et dirige tout) conspire à chaque instant à notre bien, pour notre bonheur, pour nous faire progresser vers des horizons qui dépassent notre imagination. Alors comment ne pas ressentir une gratitude profonde pour cette assurance si forte qui permet de reposer dans la confiance que toutes choses - quelles qu’elles soient - concourent à chaque instant à notre bien ?"  Pierre Pradervand

 

Le schéma de la fleur de vie permet de se rapprocher de ce qu'on appelle "loi d'attraction", de ce qui n'est pas vain justement : la petite bulle au milieu (= vous) attire (et crée et rejette) ce qu'il y a autour d'elle.

Nous sommes cette petite bulle au milieu de la fleur de vie, notre propre univers, en lien avec Tout, l'univers infini. Il n'y a pas de quoi pavoiser puisque c'est offert à tous! Cela ne nous met pas à l'abri du malheur, ce n'est pas une protection magique ou infaillible, car la liberté de mal faire et de mal agir demeure une réalité humaine. Mais c'est une manière sensée d'aborder humblement la Vie, d'en faire l'expérience différemment.

 

Nassim Haramein nous le précise ainsi:

" Vous pouvez aussi comprendre - nous dit Nassim Haramein - qu'en fonction de votre chemin, de vos pensées, de vos valeurs, de vos émotions, vous attirerez forcément autour de vous d'autres personnes qui sont sur le même chemin, qui ont des pensées, valeurs et émotions similaires... Ce n'est qu'en décidant de vous soigner que vous soignerez le monde autour de vous, d'abord votre monde immédiat, puis un monde plus large, et ainsi de suite. C'est une erreur de vouloir guérir le monde des fléaux qui l'habitent puisqu'en vous concentrant dessus, vous vous y attachez davantage... Si vous voulez vivre dans un monde libre, de paix, d'amour, de joie et de bonheur, alors faites-le déjà en vous, puis dans votre entourage immédiat, et ainsi de suite. La plus petite colère en vous participe aux traumatismes planétaires; la plus petite dose d'amour en vous participe à l'harmonie de la planète et de tous les êtres vivants qui y vivent."

Alors choisissons en pleine conscience le monde dans lequel nous voulons vivre, ce qui n'est pas vain, violent, futile ou mesquin! Nos choix, nos pensées, nos valeurs, nos émotions, nos convictions intimes surtout, tout est en lien avec la Singularité, ce qui attire, crée ou rejette. Il s'agit de reconnaître et d'expérimenter qu'il y a là quelque chose de plus grand que soi-même, une transcendance, une évolution et une harmonie cosmique en construction.