Home » Le divin » Le divin est énergie

Qui regarde à l'extérieur rêve, qui regarde à l'intérieur s'éveille. Carl Gustav Jung

Les Sephiroth

Les Sephiroth en hébreu ספירות sont dix puissances créatrices énumérées par la Kabbale dans son approche mystique du mystère de la Création. Chaque Sephira est l'émanation d'une énergie du Dieu Créateur. Ces puissances divines manifestent dans la création du monde fini le Pouvoir Suprême du En Sof, l'Infini. Wikipédia

Qu’est-ce qu’une Séphira ? C’est un contenant dans lequel se déversent les énergies divines, semblables à l’eau s’écoulant dans des vasques successives. Il n’est pas exact de dire énergies divines, car le Divin est énergie. Il se manifeste à travers dix énergies, dix étant le symbole de l’Unité. Il y en a d’ailleurs plus de dix, les Hébreux nous apprenant qu’au-delà de la première Séphira en-haut, il y a en trois qui sont nommées, mais qui ne sont pas connues, qui ne se manifestent pas. Elles correspondent à des noyaux supérieurs de l’homme.

La première est nommée l’Ayin, qui signifie « rien ». Tout vient de rien.

Après l’Ayin, la seconde s’appelle l’Ayin Soph, soph voulant dire « limite » Ce « rien-limite », c’est l’infini.

La troisième, juste au-dessus est l’Ayin Soph Aor, l’infinie Lumière. Aor : lumière. Ces trois Séphiroth restent dans l’inconnaissable.

 

Le quatre est lié au symbolisme de la Création par rapport au trois qui est lié au Divin.

Tout est  manifesté dans la création par le Principe , tout vient de rien , d'un rien limite infini, d'une lumière infinie.

Il est El-Shaddaï: On peut l'entendre comme Celui qui dit (Sh-): ça suffit!(daï), ou comme cela nous est dit par les sages du Talmud Dieu Tout-Opposé-Au-Chaos.

 

Dans la Science Unifiée nous dirions: C'est l'espace-temps ( le Principe), qui organise le vide (le champ des voxels) à travers la gravité qui limite le rien infini et à travers les champs magnétiques (la lumière infinie).

 

La perfection est un état qui implique un arrêt, une mort. On ne peut aller plus loin. Or, si nous disons que Dieu est parfait, nous l’arrêtons totalement, nous le limitons même. Ainsi Dieu va-t-il se faire connaître à travers son parfait et son contraire. Il ne peut être ni perfection absolue, ni mouvement absolu, car dans ce dernier cas il serait dans une continuation qui impliquerait une non-perfection. Il est donc à la fois l’immobilité absolue et le mouvement absolu, l’être et le non-être, etc. C’est cela l’Arbre de la dualité, que nous avons appelée le « mal » ce qui est un contresens.

L’Arbre de vie, c’est la colonne vertébrale, c’est la Kundalini, les énergies qui passent et les deux pôles du corps, sont les deux pôles de l’unique Réalité qui va se manifester à travers ; une chose et son contraire.

Cette alternance des opposés, nous la trouvons de manière précise dans les deux premiers mots de la Genèse: Berechit et Bara. Berechit : dans le Principe, Bara : qui est créé. En fait Berechit, c’est Barachit : Bara : créé, Schit : s’arrête. Il y a déjà l’annonce de ce mouvement de création et d’arrêt.

Dans la Science Unifiée, c'est le battement infini de la gravité et des forces électromagnétiques, en contraction et expansion:

Il y aura forcément: l'Infini et son contraire le fini; l'éternel et l'éphémère; le tout et le rien; l'espace et la matière; la lumière et l'obscurité, etc.

La dualité est aussi au coeur de la Création: 

Le monde du Mi qui contient en potentialité toute la Création, va s’exprimer dans un grand expire divin à travers les sept jours de la Création pour former le monde du Ma. Si donc nous touchons un élément de la Création en-bas, nous touchons en-haut à son archétype qui nous répond. Les Hébreux n’hésitent pas à parler du monde divin, des Elohim, nom dans lequel nous retrouvons la racine him c’est-à-dire mi, et qu’ils appellent « l’homme d’en-haut ». Et Adam, dans lequel nous retrouvons la racine ma, est « l’homme d’en-bas », appelé à sa ressemblance avec les Elohim c’est-à-dire à les « rejoindre ». De même qu’Adam est le fond de l’expire divin, étant l’image de Dieu ; de même tous les éléments de la Création ont pour vocation, comme dans un inspire de revenir à leur origine en remontant tous les échelons allant de la base du Ma à la jonction avec le Mi. Et ces échelons ne sont autres que les sept jours de la Création.

 

I l y a 10 sephiroth et, à leur origine, En Sof, qui est l’intelligence passive, universelle, impersonnelle, l’absolue et indestructible substance originelle qui s’active une fois pour toutes;

elle-même et se met de suite en retrait, appelant des sortes d’émanations, les sephiroth, à la vie.

Ces émanations s’organisent, dans les représentations kabbalistiques du Moyen Âge, en un arbre qui a ses racines au ciel et dont la frondaison rejoint le monde créé. Un arbre qui a vocation à irriguer la terre, un peu comme la pluie ou la lumière solaire viennent, d’en haut, l’abreuver et l’éclairer. Chaque sephirah correspond, pour les kabbalistes, à un nom de Dieu, à un nom de patriarche et à une partie du corps.

  1. Le Kether, diadème royal ou couronne (Centre de la Volonté Créatrice, inspiration de l'Univers.)

  2. La Chokhmah, prudence et sagesse (Source de l'Énergie Cosmique, pur Amour et Sagesse.)

  3. La Binah, construction ou formation (Centre de Cristallisation, de la Forme et donc, pôle Féminin de L'Univers.)

Daath (Séphira cachée, Grande Bibliothèque Cosmique qui renferme toutes les mémoires de l'Univers.)

4. Chesed (Centre de l'organisation et de la Concrétisation, de l'Abondance, du Pouvoir et de l'Autonomie.)

5. Gueburah (Demeure du « chirurgien céleste » qui agit pour que les Lois Cosmiques soient respectées. Il s'agit du Centre Masculin de l'Univers.)

6. Tiphareth (Lien entre les Mondes de l'Esprit et les Réalités Matérielles, ce Centre implante en l'Homme la Conscience.)

7. Netzach (Centre de la Beauté qui inspire, de la Matérialisation de l'Amour.)

8. Hod (Centre qui applique les Lois de la Sphère Binah à un niveau près de la Dimension Matérielle. Il s'agit du stade final de l'Élaboration du Plan de Vie.)

9. Yesod (Centre qui produit la Réalité Matérielle). Il transmet les informations en provenance de la Conscience Supérieure Tiphéreth vers le Monde Physique et vice versa.)

10. Malkhuth (Centre qui représente la Réalité Physique, associée à la Planète Terre.) La dernière sephirah, Malkuth , est la royauté de Dieu et, simultanément, son inhabitation dans le monde, la Shekinah. C’est une émanation passive, purement réceptive, l’aspect féminin de Dieu. Elle lie ce monde-ci au monde de Dieu et rend Dieu « traçable », présent dans le monde des hommes. On le nomme aussi El Shaddai, un dérivé du mot "Schad", qui décrit "un sein de mère" à 18 endroits différents dans les Ecritures. Appliqué à Dieu, il a la signification de: "C'est lui qui fait des câlins", ce qui justifie une référence à l'amour maternel de Dieu. Dans Shaddai, El - le Dieu fort, puissant et suprême - témoigne de l'amour débordant et dévoué d'une mère prête à tout sacrifier pour le bien de son enfant. Dieu, l'origine de tout être, est le seul vrai donateur de vie, le Tout-Puissant, Dieu de toute bonté, tout suffisant, le donateur de bénédictions toujours présent, aimant et dévoué!

Les sephiroth apportent ainsi au monde une dimension spirituelle par laquelle toutes les images principielles, originelles, des qualités de Dieu accèdent à une existence autonome en dehors de Lui. Les sephiroth ont dès lors une fonction cosmogonique. Elles irriguent la totalité de la création. Dans cette perspective, le fait que les canaux de liaison entre les différentes émanations ou sephiroth soient au nombre de 22 et correspondent ainsi aux 22 lettres de l’alphabet hébraïque revêt une portée symbolique évidente.

L’arbre des sephiroth a trois colonnes : à droite, la colonne masculine de la grâce – Chokmah, Chesed, Netzach – ; à gauche, la colonne féminine de la justice – Binah, Din, Hod – ; au milieu, une colonne modératrice, avec Kether, Tiphereth, Yesod et Malkuth/Shekinah. De l’avis des kabbalistes, sans cette tension et l’équilibre qui en résulte néanmoins, la création ne pourrait se maintenir.

Nous retrouvons ici aussi l'expérience de la dualité: il y a toujours une chose et son contraire, un équilibre à trouver par le pilier de la conscience avec en son centre Tiferet: la beauté, la compassion et l'amour en lien avec tout, mais aussi avec le royaume (Dieu, l'origine de tout être, seul vrai donateur de vie) et la couronne (la volonté divine).

L'équilibre des 3 piliers ne saurait toutefois se faire uniquement d'un côté, de la miséricorde ou de la sévérité; et le pilier de la conscience a en son centre la beauté, la compassion et l'amour, ce qui exclut à mon sens l'0béïssance absolue (l'Islam), le Détachement total (Orient), l'intelligence (déterminisme); il faut les dix pour que l'Unité se fasse.

 

Ce point central est évoqué dans la Merkabah et dans la Science Unifiée: La Tradition enseigne que le centre de la Merkabah coïncide avec le cœur organique, et spécialement avec un point du ventricule droit appelé « atome primordial ». Ce « germe du corps de gloire » ne doit pas être confondu avec le chakra du cœur que certaines écoles stimulent par la méditation.

L’atome-germe est indépendant de l’organisme mais il peut agir sur le système glandulaire. C’est le sanctuaire du « code génétique » du prototype humain éternel.

Ce « code divin » ne peut être forcé par une culture mystico-ésotérique. Il est inviolable et aucune science ne peut le manipuler. C’est le dépôt sacré. Si l’on imagine la Merkabah comme une sphère de 30 mètres de diamètre, son centre mathématique coïncide avec le cœur physique.

La merkabah est compatible avec la géométrie du vide de la Science Unifiée: L'arbre de la vie encode la géométrie du cuboctaèdre autrement connu comme l'équilibre vectoriel, la géométrie fondamentale des semences du tissu même de l'espace-temps lui-même…

En fait, tous les systèmes, y compris notre corps, sont connectés à ce champ d'information et la conscience en est le passage; elle est une expression de ce champ électromagnétique à la base de la réalité. En tournant nos sens vers cette information, nous avons une influence y compris à distance en vertu du principe d'intrication. Ce n'est pas de la magie, mais la manière dont l'univers fonctionne. En général, on n'utilise pas ces capacités mais on peut apprendre à le faire.

L’Évangile a mis en image la « naissance de Jésus dans la grotte de Bethléem » pour figurer la présence d’un germe divin en l’homme. Bethléem est la « Maison du pain de Vie », ce qui indique que l’atome originel est le foyer du divin. Lorsque l’atome-germe est stimulé par l’Esprit, alors commence le processus de régénération de l’alchimie interne. Un nouvel être va naître.

D’abord l’atome produit des signaux qui rayonnent vers le sternum – le rayonnant.

Ensuite, la glande du thymus et stimulée à refabriquer des hormones de croissance.

Ce processus organique de renaissance permet de ré-alimenter les circuits subtils de la Merkabah dont les feux s’allument peu à peu comme des étoiles intérieures.

Le but de la vie est d’accomplir le voyage de retour vers les dimensions intérieures de l’univers absolu.

Il faut savoir que l’univers est un corps électromagnétique multidimensionnel où tout ce qui existe est relié.

Toutefois, il y a des zones déconnectées du cœur central où l’énergie divine ne peut plus pénétrer à cause du taux vibratoire trop ralenti.

Le contact est si ténu avec ces zones rejetées en périphérie de la lumière centrale qu’on pourrait croire que ces zones n’ont simplement pas de réalité. Il faut donc apprendre à s'y reconnecter.

Il faut pour cela que l’avidité égocentrique ait fait place à un attitude nouvelle, de réelle ouverture, de bonté, et de détachement des ancrages lourds de l’existence incarnée. Il n’y a rien à accumuler mais il faut plutôt s’alléger de tout le superflu. Sur ce chemin, tout ce qui n’est pas strictement nécessaire au voyage est un fardeau inutile qui doit être déposé – c’est le lâcher prise.

Il faut donc désirer retourner vers la Source – quelle que soit la manière dont on le formule, selon que l’on est religieux ou philosophe. Dans ce désir de retour réside la véritable bonté dont les fils d’or tissent le corps de gloire sur le canevas de notre forme physique.

Ce désir de la vie absolue induit une transformation cellulaire et atomique. C’est ce que les anciens initiés ont nommé « le tissage de la robe nuptiale » – le corps de lumière. Notre aspiration constante à la vérité, attire dans notre être des informations de haute intensité qui reprogramment l’organisme entier dans la direction d’une mutation.

Cela d'autant mieux si nous savons demander et remercier:

Demander ne se fait pas avec la voix, cela se fait dans un langage compris par le champ d’énergie, il ne comprend pas notre voix mais le pouvoir de notre cœur ;

le texte de l'évangile de Jean, en 16,23-24 nous dit en interprétation libre : ‘Demandez sans motif caché et soyez entouré de votre réponse, soyez enveloppé de ce que vous désirez afin que votre joie soit parfaite’. 

Voilà le langage que reconnaît le champ : Sans motif caché,  sans juger de ce qui est vrai ou faux, bon ou mauvais, sans ego. Être entouré : sentir comme si… Il faut donc apprendre à changer nos gestes, nos comportements, nos pensées ou nos sentiments. Apprendre à saluer ce Dieu, l'origine de tout être, seul vrai donateur de vie, le Tout-Puissant, Dieu de toute bonté, tout suffisant, le donateur de bénédictions toujours présent, aimant et dévoué! Et oser nous vouloir un peu à sa ressemblance en pratiquant la miséricorde...en sachant que

la miséricorde est toujours choquante, tout comme l'humilité, le dévouement pour les autres, la générosité, le don, l'accueil ou le soin consenti les uns pour les autres: Jésus a vécu ainsi voulant débloquer ce que l'angoisse humaine et religieuse avait bloqué; ce fut un électrochoc salutaire  qui ne doit pas nous faire oublier toutefois que " la paix et l’harmonie sont toujours à inventer, à construire, à cultiver. Elles demandent effort, combat, engagement. Elles n’arrivent pas parce qu’on a supprimé les motifs de désaccord, mais parce qu’on a appris à les gérer autrement que par la violence." Maurice Bellet, L'amour déchiré, Desclee de Brouwer (2000)