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A près son ouvrage majeur « Et si la maladie n'était pas un hasard » sorti en 2008, le Dr Thomas- Lamotte publie enfin la suite de ses travaux résultant de ses 40 années d'expérience en tant que médecin des hôpitaux et neurologue.

Ce que Sigmund Freud a montré (l'inconscient agissant à travers nos paroles, actes et rêves) le Dr Thomas-Lamotte nous prouve que notre inconscient régule aussi nos maladies, blessures et accidents selon des schémas dont il expose les logiques, et cela afin de compenser des « non-dits ».

L'auteur développe avec des cas pratiques une nouvelle approche de la médecine et du malade qui, dans la grande très grande majorité des cas, est devenu souffrant à cause d'un conflit de séparation, de territoire ou de non-dits.

Et clairement, la lecture de ce livre nous enseigne infiniment plus sur nous-même en une semaine que ne pourraient le faire des années de psychanalyse.

Brillant, intelligent et logique. Le travail du Dr Thomas-Lamotte illustre parfaitement le « s'en rendre malade » de la langue française.

Pour la médecine des mauvais souvenirs, la maladie est un alibi construit qui vient modifier après coup le corps pour le rendre symboliquement incapable d'être coupable. L'aveugle ne peut pas avoir vu. Le bras paralysé ne peut pas avoir fait, le malade bouillant de fièvre ne peut pas être en froid. Celui qui tremble ne peux pas faire sans hésiter. Les maladies peuvent être de nature somatique ou psychique, mais elles viennent compenser un sentiment de culpabilité qui n'a pas pu être exprimé. Cette culpabilité se transmet d'inconscient à inconscient, notamment au sein des familles ou dans l'inconscient collectif. Ainsi les exemples sont multiples: une grand-mère prend en charge son petit-fils de 4 ans au début des vacances mais il va développer une otite soudaine. La grand-mère va chez le médecin qui prescrit des antibiotiques. Mais elle oublie de les donner à son petit-fils: elle a discuté avec lui et il lui a expliqué son chagrin, à savoir les paroles blessantes d'une petite fille de sa classe proférées juste avant les vacances; le simple fait d'en avoir parlé va faire disparaître l'otite.

Autre exemple: Émilie une fille de 8 ans a une dent contre sa maman, une dent de travers. La maman l'emmène chez l'orthodontiste pour trouver une solution; elle raconte comment sa fille est en opposition avec elle, en conflit permanent, comment ça la rend triste. 1 mois plus tard la dent s'est remise toute seule la petite fille entendu chagrin de sa mère. En réalité la confidence une régression spontanée symptômes. il y a donc un effet placebo lié à cet effet confidence mais il faut évidemment avoir trouvé le vrai problème, la bonne symbolique. Il est indispensable d'avoir mis en évidence un certain événement et un certain ressenti du sujet au moment où quelque chose est arrivé en rapport avec le symptôme pour que la guérison puisse s'opérer; l'humain cache sa culpabilité, sa mauvaise conscience, dans l'inconscient personnel ou collectif, il a de la peine à dire c'est moi le coupable, c'est de ma faute, je n'ai pas osé. Malheureusement, la médecine contemporaine ne sait pas écouter tout cela un médecin consacre en moyenne 18 secondes écouter son patient après quoi il va intervenir.

 

Le Dr Pierre-Jean Thomas-Lamotte a consacré toute sa vie à mettre en évidence cette nouvelle approche de la médecine. Une folie, une lubie pour ses collègues conventionnels! Elle mérite toutefois notre attention, une lecture attentive, et une bienveillance critique car l'héritage - espérons-le - est appelé à survivre et à se développer encore.

Rien ne saurait remplacer la lecture des ouvrages disponibles sur le site du Cridomh:

Centre de Recherche Indépendant De l'Origine des Misères Humaines - Compensation Symbolique Inconsciente (CSI)

Le cerveau stratégique:

Le cerveau stratégique désigne l'ensemble des structures fonctionnelles cérébrales qui, à chaque instant, régulent l'équilibre psychosomatique du sujet, l'état de santé ou de maladie. Son rôle est double:

            1) tout d'abord, le cerveau stratégique évalue le moment vécu par rapport à la stratégie du sujet selon ses expériences passées et ses projets qui donne lieu à un ressenti de la situation présente. Chaque trace d'une première fois est appelée une empreinte. Dans une empreinte, les perception sensorielles concernant l'événement sont associés à une émotion correspondant à ce qui avait été senti lors de cette première fois agréable, neutre, désagréable suivant qu'elle procure ou non du plaisir. Une déception ou une satisfaction sensibilise le sujet; il va fuir la frustration et rechercher le plaisir.

            2) D'autre part, le cerveau stratégique adapte automatiquement les fonctionnements psychique - les rêves, les délires- et somatique dûs à son évaluation instantané pour maintenir un équilibre. Il intervient notamment lorsque la personne vit un conflit intérieur, un dilemme sans le partager parce qu'elle le juge indicible,ses capacités physiologique psychologiques immédiates s'en trouvent submergées.

Le cerveau stratégique est un véritable ordinateur intriqué qui supervise le cerveau cognitif - le néocortex - comme le cerveau émotionnel dit limbique. Il couvre ainsi les organes du corps en fonction des difficultés ou des satisfactions rencontrées, et même nous rendre malade. Tout est lu en fonction de nos attentes futures et de nos expériences passées. Chaque événement est évalué en termes de réussite, satisfaction, échec, déception ou neutralité. Le besoin réel non satisfait crée le manque réel ressenti mais non exprimé qui va induire une compensation symbolique inconsciente en fonction de la zone cérébrale ou physique concernée. Elle peut être une série d'actes manqués, des petits accidents, des lapsus, des troubles psychiques ou somatiques, des maladies. La souffrance touche des non-dits difficiles à avouer (orgueil, dévalorisation, jalousie, égoïsme, culpabilité, humiliation, ridicule, honte, sexualité, etc.). Une paralysie peut être liée à une forte déception par exemple. Le tableau ci-dessous nous en donne une idée plus précise:

"La vie est une recherche permanente d'équilibre. L'Homme ne sait vivre qu'au passé compensé." Le CRIDOMH

 

L'homme entretient l'illusion qu'il décide librement, alors qu'en permanence, il est mené par le bout du nez sans qu'il le sache. Il vit au passé compensé. Rien n'est écrit mais tout événement est en lui-même la résultante d'un autre qui l'a précédé, de ce qui va advenir, qui fait que je demeure dans ma culpabilité; seule la confidence de la souffrance peut influencer et même changer le cours des choses.

La recherche de l'équilibre doit rester dans les limites du supportable: cela se fait par la compensation des manques et des excès néfastes globalement (corps, esprit, vie sociale ou spirituelle).

La Compensation symbolique inconsciente est provoquée par les contrariétés et les dilemmes: elle vient combler un manque de manière accidentelle (se brûler quand manque un contact chaleureux attendu; un fracture du péroné gauche quand je n'ai pas su m'opposer à des amis...). le symbole orchestré avec une grande précision vient remplacer la réalité déplaisante. La souffrance masquée demeure, seul l'aveu la soulage. La Compensation symbolique vient - de manière absurde certes! - rétablir l'équilibre, elle peut être immédiate (accident, allergies), différée à 6 mois s'il y a rappel d'un événement traumatisant, ou survenir des années après une expérience négative.

Mieux vaudrait verbaliser la souffrance: 1) En exprimant immédiatement ses ressentis. 2) En les relativisant. 3) En adoptant à l'avenir une stratégie d'évitement ou de contournement de ce qui a blessé.

Mais faire l'autruche, refouler est le plus mauvais choix!

Nos expériences mémorisées (plaisantes, déplaisantes, neutres) forment une empreinte. Lorsqu’un événement imprévu vient réveiller un mauvais souvenir, nous décompensons en étant incapable de nous adapter correctement. On peut vouloir se cacher cette faiblesse par orgueil, culpabilité, honte, peut du jugement, égoïsme, etc. Elle reviendra par la loi des séries ou par la voie transgénérationnelle. Il est urgent de se confier! Nul besoin de raconter nos malheurs ou de nous plaindre: il faut simplement exprimer le re-senti déplaisant. Mais il faudra encore un proche aidant qui sait écouter, se taire et décrypter la souffrance exprimée.

Il faut impérativement apprendre à reconnaître une Compensation symbolique inconsciente dans nos décisions, nos choix, nos manies, nos croyances, nos certitudes, un accident banal, une piqûre d'insecte, une maladresse, une maladie, une douleur, ou même le comportement que j'induis chez autrui. Une aide extérieure est souhaitable pour favoriser ce décryptage, nous permettre de mieux prévenir les ennuis et d'accueillir les autres tels qu'ils sont et non tels que mon inconscient les pousse à être.

Parfois, en voulant tourner la page d'un mauvais souvenirs on déclenche: une angine en réaction à la confiance trahie; une bronchite pour lutter contre un envahissement; une cystite quand mon identité personnelle a été compromise; des verrues plantaires à cause d'une relation familiale difficile; avoir de la fièvre et un rhume quand la chaleur affective manque!

Il faut savoir que les souvenirs difficiles de notre enfance reviendront inlassablement tant que la blessure ne sera pas cicatrisée, tant que la rumination inconsciente persiste et se traduit par la Compensation symbolique inconsciente. Nous sommes contraints à guérir nos parents pour échapper au cercle infernal.

Les cheveux dressés piquants disent une mère collante et agaçante. Les tatouages racontent un besoin de contact indélébile, les piercing un contact plus profond. Les oeufs renvoient à l'ovulation, la gestation et à la procréation. Les tomates bien rouges apaisent la solitude intime et la distance du père. Les cucurbitacées évoquent un infantilisme amoureux, échec et chantage sexuel qui exige toute l'attention. La Compensation symbolique inconsciente se retrouve aussi dans les accidents de voiture, les plaies et les bosses, nos goûts vestimentaires, etc.

En osant vivre le moment présent humblement et sincèrement, en exprimant nos ressentis ou nos désaccords, la connivence malsaine des inconscients disparaît devenant alors connivence, complicité pour le meilleur, en nous laissant guider par l'esprit saint.

Pour comprendre les malformations foetales ou post-natales, il faut se souvenir que l'enfant est totalement lié affectivement à sa mère dès sa conception et jusqu'à l'âge de 10 mois; les émotions affectent l'ADN qui peut s'allonger ou se rétrécir. D'ailleurs, les gènes y compris ceux de l'humeur sont soumis à l'environnement. La dépression réactionnelle sera liée à la survenue d'une perte insupportable non exprimée, tandis que la dépression endogène sera liée à une susceptibilité excessive du sujet et une sensibilité exagérée de son entourage. La dévalorisation peut mener à la compulsion ou au délire.

Il y dès la naissance les enfants cigales (ceuxqui ont bien surmonté le traumatisme de la naissance) qui sont dans la singularisation, la séparation positive, le plaisir personnel et l'attrait de la nouveauté. Et les enfants fourmis (ceux qui ont mal vécu le traumatisme de la naissance) qui vivent dans l'inquiétude du futur en privilégiant la fourmilière, la protection et le rapport à l'autre.

C'est le cerveau stratégique qui déclenche les lésions organiques ciblées (tumeur, avc, infections, inflammations...) ou diffuse (Alzheimer, Parkinson,scléroses).

Culpabilités et guérisons sont les blessures de l'âme, un manque, une faille par rapport à une plénitude idéale, ou encore pure gloutonnerie. L'inconscient véhicule nos transgressions morales par la levée des inhibitions. La guérison est la sortie de ces compensations symboliques mises en branle par nos culpabilités non avouées et non assumées. Il s'agit de retrouver la symbolique adéquate par un aveu et par un changement de vie, les 3 moments d'une guérison durable valable pour les individus, les familles et l'humanité entière.

Mieux vaudrait apprendre à se libérer de la culpabilité, déjà en famille. A exprimer nos ressentis bien évidemment aussi. A faire des choix véritables entre deux alternatives. Il n'y a personne à accuser si ce n'est soi-même!

 

Accord et désaccord:

 

Il est nécessaire de postuler aujourd'hui des liens plus étroits entre le conscient et le subconscient, l'archivage hérité de l'instinct et l'expérience acquise, les gènes et le milieu. De nouvelles approches sont nécessaires notamment en biologie CF. Bruce Lipton):

L’épigénétique désigne des modifications biochimiques sur notre ADN, cette molécule qui transmet notre patrimoine génétique de génération en génération. Mais ces modifications n’affectent pas l’intégrité de notre ADN.

Plus exactement, l’épigénétique est « la science qui étudie les modifications transmissibles à la descendance, de l’expression des gènes, sans modification de l’ADN ». Elle remet ainsi en cause le déterminisme exclusivement génétique.

Rappelons que « épi » veut dire « au-dessus de ». Au dessus de la génétique, ce n’est pas cette dernière qui « commande », mais plutôt notre environnement et notre mode de vie au sens large : alimentation, climat, pollution, sommeil, exercice, stress, jusqu’à nos pensées…

S’en préoccuper est donc essentiel.

  • Il me paraît légitime de postuler un impact fort à la naissance qui reste une expérience traumatique, tout comme pourra l'être l'environnement familial avec son héritage transgénérationnel.
  • Je trouve singulièrement cocasse de réaliser la puissance et la précision diabolique de l'inconscient via le cerveau stratégique quand on sait comment le contrecarrer et l'orienter plus favorablement puisqu'il suffit de se libérer de la culpabilité en exprimant nos ressentis, en relativisant ce qui nous a blessé ou en nous laissant guider par l'esprit saint. Le remède est en tous cas disponible à peu de frais somme toute!

Par contre:

  • Le fonctionnement de ce tout puissant inconscient, comme le postulat du cerveau stratégique capable d'influencer plus de 80 zones de notre cerveau et plus largement aussi notre environnement et notre ligne de vie, me semble insuffisamment fondé. Il est constaté sans être justifié plus avant. Je n'aime guère personnellement ce monstre tapi en nous qui peut nous vouloir du bien comme du mal! Faire notre bonheur ou notre malheur! Il n'a certes rien à voir avec une divinité maléfique, rien d'une punition divine: il est au contraire le pur produit de notre ignorance, le résultat de nos manques, culpabilités ruminés encore et encore. On pourrait se demander toutefois si toute maladie est nécessairement le résultat d'une Compensation symbolique inconsciente. Comme d'ailleurs tout ce qui arrive dans notre vie...Il faudrait alors postuler d'autres mécanismes régulateurs et créatifs. Mieux comprendre comment l'articulent l'ego, le mental et l'être; connaître les 5 blessures fondamentales, etc.
  • La place de la spiritualité est elle aussi dessinée sommairement à travers la foi catholique du Dr.Thomas-Lamotte qui souhaite pouvoir mettre un jour en évidence le mécanisme de la Copensation symbolique inconsciente dans la Bible. Je me réjouis d'en découvrir les contours, mais je pense qu'une place plus large devrait être faite au rôle que peuvent jouer d'autres approches spirituelles modernes comme par exemple la méditation en pleine conscience, la pratique de l'hypnose ou celle de l'ennéagramme.
  • S'il est vrai que nous vivons au passé compensé, donc par des compensations symboliques, elles ne seront pas seulement le fruit du cerveau stratégique: nous avons aussi un cerveau moral et un cerveau religieux sur lesquels nous appuyer quotidiennement et favorablement.
  • Le Dr. Thomas-Lamotte ose nous mettre devant nos responsabilités: nos malheurs et misères sont largement le produit de nos ruminations culpabilisées, et il n'y a personne d'autre à blâmer que soi-même! C'est nécessaire de le préciser car nous avons le pouvoir de lutter contre cet état de fait, mais est-ce bien toujours le cas? Sommes-nous seuls à blâmer? Ne faudrait-il pas plutôt passer à une vision plus large et mieux considérer notre étonnant pouvoir créateur? Je le crois: nous avons tout intérêt à bien observer ce que nous croyons. CF. Laurent Lévy.
  • Tout intérêt aussi à nouer un partenariat créatif avec la Source par un bon usage de la Loi d'attraction.