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D'après une nouvelle étude britannique menée sur plus de 44 000 volontaires, l'auto-persuasion serait efficace pour surmonter une épreuve... Allez, "on peut le faire !"

La méthode Coué, vous connaissez ? Développée à la fin du 19ème siècle par le psychologue et pharmacien français Émile Coué de la Châtaigneraie, celle-ci fonctionne sur le principe de l'auto-suggestion. Concrètement, avant chaque épreuve (un examen ou un concours, par exemple), il s'agit de se répéter des phrases positives et stimulantes, telles que "Je vais y arriver", "J'en suis capable", "Je suis la meilleure", "J'ai confiance en moi"...

Régulièrement remise en question par les professionnels de la santé, la méthode Coué ne convainc pas (encore) le milieu médical. Pourtant, selon une nouvelle étude britannique publiée dans la revue scientifique Frontiers in Psychology, l'auto-persuasion serait réellement efficace.

Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs (sous la direction du Pr. Andrew Lane, de la University of Wolverhampton, en Grande-Bretagne) ont mené une expérience psycho sur un vaste échantillon de 44 742 volontaires. Ceux-ci devaient jouer à un jeu vidéo et dépasser un certain score. Au total, ils avaient droit à 4 essais.

AUTO-SUGGESTION ET VISUALISATION POSITIVE

Résultat : les chercheurs ont observé que les volontaires qui pratiquaient l'auto-suggestion et l'auto-encouragement ("je peux aller plus vite, je peux dépasser ce score...") obtenaient de meilleurs résultats que ceux du groupe-témoin. De la même manière, les volontaires qui travaillaient à partir d'images (ici, il s'agit de visualiser mentalement sa réussite) récoltaient également des scores plus satisfaisants.

En revanche, les participants qui utilisaient la technique du "si... alors" pour se motiver se montraient un peu moins performants. Cette technique (qui consiste à imaginer comment on se sentira lorsqu'on aura atteint notre objectif) est surtout efficace chez les personnes qui souhaitent perdre du poids.

Autre technique validée: la méditation en pleine conscience:

Des études financées par le National Institute of Health (NIH) aux États-Unis ont montré des liens entre la méditation de pleine conscience et des changements mesurables dans les régions du cerveau impliquées dans la mémoire, l'apprentissage et l'émotion, ainsi que le fait que les pratiques de pleine conscience peuvent réduire l'anxiété et l'hostilité des jeunes en milieu urbain. conduire à une réduction du stress, moins de combats et de meilleures relations.

La pratique de la pleine conscience ne dure pas 15 minutes chaque jour, mais plutôt une technique qui se pratique tout au long de la journée, même lors d'activités extrêmement triviales. La pleine conscience en tant que pratique consiste simplement à attirer l'attention sur le moment présent et à regarder comment son esprit - vos émotions et vos pensées - réagit à chaque situation.

En étant conscient de son état, on peut reconnaître les schémas de réponses négatives qui conduisent à un comportement malsain et les faire connaître pleinement. Avec ce type de prise de conscience, la façon de réagir à une situation devient un choix et non un réflexe.

Source: William Brown | 2 janvier 2019. Pour en savoir plus.

Elle a comme toute chose son contraire symétrique: l'auto-tromperie.

 Le mot fait référence aux phénomènes de mensonges envers nous-mêmes. Il s’agit de l’un des grands pièges de l’esprit. L’auto-tromperie se retrouve dans ces situations où nous essayons de nous convaincre d’une réalité qui est fausse, mais nous le faisons de manière inconsciente.

La différence entre le mensonge et l’auto-tromperie réside dans le fait que, dans le mensonge, la personne est consciente de ne pas dire la vérité. En revanche, dans l’auto-tromperie, on accepte comme vraie une réalité erronée, mais sans en être conscient-e.

Selon le psychologue Giorgio Nardone, toute bonne intention, à force d’être répétée, devient négative et contre-productive. En d’autres termes, tout ce qui est fonctionnel et est prolongé à l’excès ou pris à fortes doses, produit l’effet contraire à celui souhaité.

L'auto-tromperie peut être:

  • Fonctionnelle: la personne ne prend pas de risques et reste dans sa zone de confort de manière constante.
  • Une manière de donner de la valeur pour croire.
  • Une manière de se consoler à bon marcher (“ma mère m’a transmis sa peur des chiens” ).
  • Une manière de mentir aux autres pour se convaincre soi-même. C’est comme si la personne oubliait qu’elle avait construit une fausse vérité. Même devant l’évidence empirique de leur propre mensonge, ces individus continuent à nier la réalité, non pas par manque d’honnêteté, mais à cause de l’effet d’auto-tromperie.

Comme l'explique Bruce Lipton considéré comme le père de l'épigénétique:

Il s’avère que 70 % de nos pensées sont négatives et répétitives. C’est comme si on ingérait près des trois quarts de poison pour un quart de guérison. En résumé, si vous désirez maîtriser votre santé, la première chose à faire est de contrôler vos pensées. Et si vous le faites, vous aurez le contrôle de votre vie.

il est important de comprendre que 95 % de ce que nous pensons provient de notre inconscient. Mais attardons-nous d’abord à la partie consciente de notre cerveau. Le conscient est notre identité personnelle, qui nous sommes, notre partie créative. Notre conscient est comme un ange à l’intérieur de notre tête.

Mais le problème, c’est que nous créons notre vie de manière consciente — à partir de nos souhaits et nos désirs — seulement 5 % de notre journée. Si notre esprit et notre conscience ne contrôlent que 5 % de notre vie, c’est que pendant 95 % de notre journée, notre conscient se questionne constamment sur ce que nous allons faire.

Même si j'ai décrit le grand pouvoir de le subconscient, je voudrais aussi souligner qu'il n'est pas nécessaire de le considérer comme une sombre et superpuissante banque freudienne de «connaissances» destructives. En réalité, le subconscient est une banque de stockag
e de programmes totalement indifférents, banque qui sert uniquement au décodage des signaux de l'environnement et à l'activation des programmes de comportement assimilés, sans émettre ni questions ni jugements. Le subconscient est un « disque dur » programmable où sont téléchargées nos expériences de vie.

Les deux consciences coopèrent aussi dans l'acquisition de comportements très complexes susceptibles, par la suite, d'être activés de manière inconsciente. Le conscient peut en outre prévoir et se souvenir, alors que le subconscient fonctionne toujours au présent. Pendant que le conscient est occupé à rêvasser, à planifier l'avenir ou à songer aux expériences passées, le subconscient est au poste, gérant efficacement les comportements voulus dans l'instant, sans nécessiter de supervision consciente. Lorsque nous ne portons pas attention, les comportements subconscients peuvent ne pas venir de nous puisque la plupart de nos comportements fondamentaux ont été assimilés en observant les autres. Comme le conscient n'a généralement pas connaissance des comportements générés par le subconscient, bien des gens sont étonnés de s'entendre dire qu'ils sont « l'image crachée de leur mère ou de leur père», ces programmeurs de leur subconscient. Les comportements appris et les croyances acquises des autres, entre autres des parents, des pairs et des professeurs, ne concordent pas toujours avec les objectifs de notre conscient. Ce qui nous empêche de parvenir à nos rêves, ce sont les limites programmées dans notre subconscient. Ces limites n'influent pas seulement sur notre comportement, elles jouent également un rôle primordial dans notre physiologie et notre santé.»

Chez les humains, comme chez certains mammifères supérieurs, une région du cerveau s'est spécialisée; elle est associée à la pensée, à la planification et à la prise de décision. C'est le cortex préfrontal. Cette partie du cerveau antérieur semblerait être le siège de l'activité mentale «consciente ». Le conscient est capable d' auto-réflexion. Cet organe de perception, dont l'évolution est récente, observe nos propres comportements et émotions. De plus, il a accès à presque toute l'information stockée dans notre mémoire à long terme. Cette aptitude est extrêmement importante, car elle nous permet de considérer l'historique de notre vécu au moment de planifier consciemment l'avenir.

Grâce à sa capacité d'auto réflexion, le conscient est extrêmement puissant. Nous pouvons choisir consciemment notre manière de réagir à la plupart des signaux de l'environnement, ou d'y répondre ou pas. La capacité consciente d'outrepasser les automatismes du subconscient constitue le fondement du libre arbitre.

Ce don particulier comporte néanmoins un désavantage tout aussi particulier. Alors que la plupart des organismes doivent faire eux-mêmes l'expérience de stimuli, notre cerveau est si apte à «apprendre» les perceptions, que nous pouvons les acquérir indirectement de nos éducateurs. Une fois que nous acceptons celles des autres comme des «vérités», leurs perceptions se cristallisent

dans notre cerveau et deviennent nos «vérités». Or, cela peut poser un problème.

Qu'arrive-t-il si les perceptions de nos éducateurs sont inexactes ? L'inconscient travaille uniquement au «présent». Par conséquent, les fausses perceptions programmées dans notre inconscient ne sont pas «surveillées» et nous entraînent dans des comportements inappropriés et restreints.

L’effet placebo est l’effet positif de nos croyances. Le nocebo est l’effet de nos croyances négatives. Nos croyances positives et négatives affectent non seulement notre santé, mais aussi les autres aspects de notre vie.

Être ou ne pas être

Comme aime à le dire Eckart Tolle, « la structure même du soi égotique comporte un besoin d’opposition, de résistance et d’exclusion destiné à maintenir le sentiment de séparation dont le soi égotique dépend pour s a survie. C’est donc « moi » contre « l’autre », « nous » contre « eux ». L’ego a besoin d’un conflit avec quelque chose ou quelqu’un. Cela explique pourquoi on recherche la paix, la joie et l’amour, sans pouvoir les tolérer très longtemps. On prétend vouloir le bonheur, mais on est accroché au malheur. En définitive, votre malheur ne vient pas de votre condition de vie, mais du conditionnement de votre esprit. Le mental humain, dans son désir de connaître, de comprendre et de contrôler, prend ses opinions et points de vue pour la vérité. Il dit : c’est ainsi que cela fonctionne.

 

Vous devez dépasser la pensée pour vous apercevoir que, peu importe comment vous interprétez « votre vie », celle d’un autre ou son comportement, et peu importe le jugement que vous portez sur une condition, ce n’est qu’un point de vue parmi maintes possibilités. Ce n’est qu’un amas de pensées. Mais la réalité est un ensemble unifié dans lequel tout est entrelacé, où rien n’existe en soi ni isolément. La pensée fait éclater la réalité ; elle la découpe en fragments conceptuels. Le mental, cet instrument utile et puissant, devient fort contraignant s’il s’empare totalement de votre vie, si vous ne voyez pas qu’il constitue un aspect négligeable de la conscience que vous êtes.

MAIS, je ne suis ni mes pensées, ni mes émotions, ni mes perceptions sensorielles, ni mes expériences. Je ne suis pas le contenu de ma vie. Je suis la vie.

Je suis l’espace dans lequel tout se produit. Je suis la conscience. Je suis le Présent. Je Suis. Lorsque vous savez qui vous êtes vraiment, un sentiment de paix durable et vivant s’installe. On pourrait l’appeler la joie, car c’est bien la nature de celle-ci : une paix vivante et vibrante. C’est la joie de reconnaître en soi l’essence de la vie, celle qui précède la forme. C’est la joie d’Être - d’être qui on est vraiment. La vie de la plupart des gens est menée par le désir et la peur. Le désir, c’est le besoin de vous donner quelque chose qui vous permettra d’être davantage vous-même. Toute peur est celle de perdre, donc de subir une diminution, d’être amoindri. Ces deux mouvements occultent le fait que l’Être ne peut ni s’ajouter ni se soustraire.

L’Être dans sa plénitude est déjà en vous, maintenant. 

Quand on parvient à le réaliser une libération s’opère : plus besoin d’être davantage ! On peut voir ce qui se présente dans le moment présent, ce qu’il contient de beau, de bon, d’utile, de nécessaire ou d’agréable, voir cela aussi dans les autres rencontrés.

Je suis une expression unique de la VIE; chacun-e est dieu faisant l'expérience du moindre, du fragile, de l'imparfait, en tension dialiectique justement avec ce qui est tout, fort, parfait ou éternel! C'est pourquoi l'être dans sa plénitude est déjà en nous: il n'y a rien d'autre à vivre ou à faire émerger.

La plénitude est le chemin, la vérité et le but.

Une personne positive anticipe le bonheur, la santé et le succès, et pense qu’elle peut surmonter  les obstacles et les difficultés de la vie en les abordant différemment.
Avec une attitude positive, nous éprouvons des sentiments agréables et heureux. Cela apporte de l’éclat dans les yeux, plus d’énergie, et du bonheur. Tout notre être diffuse de la bonne volonté, du bonheur et de la réussite. Même notre santé est affectée d’une manière bénéfique.

Comment faire pour déjouer le négatif?

  • Utilisons notre imagination pour visualiser seulement les situations favorables et bénéfiques.
  • Des mots positifs dans nos dialogues intérieurs, ou ceux avec d’autres personnes.
  • Sourions un peu plus, car cela aide à penser positivement.
  • Détecter et remplacer les pensées négatives par des pensées positives. La persistance finira par apprendre à notre esprit à penser positivement, et à ignorer les pensées négatives.

Une autre technique utile est la répétition des affirmations en variant les approches et les visualisations. Cette technique est similaire à la visualisation créatrice, et peut être utilisée en même temps pour décupler le pouvoir de la pensée positive. Elle sera plus efficace si nous y lions des ressentis et des émotions.

Tout cela est rendu possible parce que notre existence comme notre corps est holographique ; nous sommes et nous englobons l'acte de création ; nous sommes un schème intégré à d'autres schèmes ; et chacun est complet en lui-même ; nous reflétons aux autres des morceaux de l'ensemble en boucles de rétroactions cosmiques ; il se pourrait alors que la boucle d'expérience de la vie continue aussi longtemps que nous ne sommes pas totalement guéris...

La volonté de « reprogrammer » notre entité corps-conscience peut se faire avec l'aide divine, celle de l’Esprit intelligent et conscient qui est la Matrice de tout; elle n’est aucunement illégitime. Nous avons suffisamment dit le poids de l’égo, de la peur, de nos volontés de maîtrise et puissance qui le traversent et l’habitent, avec pour conséquence de tuer, entraver, restreindre l’Amour. Nous avons mis en évidence aussi la réalité crainte du non-Amour en l’expérience d’être jetés dans un monde hostile, absurde, cruel, froid, calculateur et sans pitié qui alimente largement nos peurs, tristesses, frustrations, ressentiments, angoisses ou colères légitimes. Tant que nous restons prisonniers de ces affects négatifs, dont les généticiens nous disent maintenant qu’elles s’inscrivent sur un gène, nous nous coupons de la magie de l’Univers. C’est évident. À la fois tragique et comique en réalité car nous avons reçu la capacité de ne pas rester emprisonnés: notre prison est ouverte. Nous pouvons apprendre à créer, attirer, concevoir de bonnes choses repousser le négatif dans notre vie et autour de nous. En faire l'expérience ne fera que nourrir notre conviction intime d'être dans le vrai. Ce qui favorisera la confiance, l'admiration, la complicité, la reconnaissance notamment qui devraient être les nôtres en étant conscients de la nature merveilleuse de l'Univers.