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Peut-on encore se référer à une religion ou faut-il uniquement parler de spiritualité ?

Les différences entre religion et spiritualité:

(Sandra Véringa trouvé sur www.espritsciencemetaphysiques.com)

Il n’y a pas une religion, mais des centaines.
Il n’y a qu’un seul type de spiritualité.
La religion est pour ceux qui veulent poursuivre des rites et des formalités.
La spiritualité est pour ceux qui veulent atteindre l’ascension spirituelle sans dogmes.
La religion est pour ceux qui dorment.
La spiritualité est pour ceux qui sont éveillés.
La religion est pour ceux qui ont besoin des conseils des autres.
La spiritualité est pour ceux qui prêtent l’oreille à leur voix intérieure.
La religion a un ensemble dogmatique et incontestable de règles qui doivent être suivies sans les remettre en question.
La spiritualité vous invite à raisonner, à tout remettre en question, et à découvrir les conséquences de vos actions et d’en assumer les conséquences.
La religion menace et terrifie.
La spiritualité vous donne une paix intérieure.
La religion parle du péché et de la faute.
La spiritualité encourage à « vivre dans le présent » et de ne pas ressentir de remords pour ce qui s’est déjà manifesté – mais de relever la tête et d’apprendre de ses erreurs.
La religion réprime l’humanité, et nous renvoie vers un faux paradigme.
La spiritualité transcende tout, et fait de vous quelqu’un de fidèle.
La religion est inculquée dès l’enfance, comme une soupe que vous ne voulez pas manger.
La spiritualité est la nourriture que vous recherchez, qui vous satisfait et qui représente une expérience sensorielle agréable.
La religion n’est pas Dieu.
La spiritualité est la conscience infinie de tout ce qui est – c’est Dieu.
La religion invente.
La spiritualité découvre.
La religion ne remet pas les choses en question.
La spiritualité remet tout en question.
La religion est basée sur les principes d’humanité, une organisation avec des règles.
La spiritualité est divine, sans règles.
La religion est la cause de la division.
La spiritualité est la cause de l’union.
La religion a créé ce que vous cherchez.
La spiritualité vous amène à faire des recherches.
La religion reprend les enseignements d’un livre sacré
La spiritualité cherche le caractère sacré de tous les livres.
La religion est nourrie par la peur.
La spiritualité est nourrie de la confiance.
La religion vous fait vivre dans vos pensées.
La spiritualité vous fait vivre dans votre conscience.
La religion est: il s’agit « de faire »
La spiritualité est : il s’agit « d’être »
La religion est une dialectique.
La spiritualité est logique.
La religion nourrit l’ego.
La spiritualité vous fait transcender.
La religion vous fait renoncer au monde.
La spiritualité vous fait vivre avec le divin, sans jamais devoir renoncer.
La religion est l’adoration.
La spiritualité est la méditation.
La religion constitue à poursuivre la psychologie d’un modèle
La spiritualité est l’individualité.
La religion rêve de la gloire et du paradis.
La spiritualité vous fait vivre ici et maintenant.
La religion vit dans le passé et dans l’avenir.
La spiritualité vit dans le présent, dans l’ici et maintenant.
La religion vit dans le confinement de votre mémoire.
La spiritualité c’est la liberté de la conscience.
La religion croit à la vie éternelle.
La spiritualité vous rend conscient de tout ce qui existe.
La religion vous donne des promesses sur l’après-vie
La spiritualité vous procure la lumière pour trouver Dieu dans votre soi intérieur, dans cette vie, dans le présent, dans l’ici et le maintenant …

 

Gardez à l’esprit ces éléments de base dans votre chemin spirituel, nous conseille-t-elle.

L'approche de l'auteure est en réalité une projection caricaturale avec dans le rôle de l'épouvantail la religion et dans celui de la modernité bien pensée la spiritualité. Il s'agit d'une opposition déloyale même si une religion aussi caricaturale peut exister, tout comme une spiritualité bien pensée et vécue peut être défendue. L'enjeu en réalité est à poser ailleurs que dans une opposition caricaturale des genres. Je propose d'avoir comme critère majeur le dépassement libérateur du manichéisme. La question étant de savoir en quoi une approche est-elle libératrice? Certaines propositions religieuses ne le sont pas: elles sont dogmatiques et parfois fanatiques. Mais le spirituel peut aussi être du grand n'importe quoi infantile souvent lié au New Age! I

Qu'en est-il par exemple de la religiosité cosmique dont se réclamait Einstein ?

Voici ce que l'intéressé en dira:

"J’éprouve l’émotion la plus forte devant le mystère de la vie. Ce sentiment fonde le beau et le vrai, il suscite l’art et la science. Si quelqu’un ne connaît pas cette sensation ou ne peut plus ressentir étonnement ou surprise, il est un mort vivant et ses yeux sont désormais aveugles. Auréolée de crainte, cette réalité secrète du mystère constitue aussi la religion. Des hommes reconnaissent alors quelque chose d’impénétrable à leur intelligence mais connaissent les manifestations de cet ordre suprême et de cette beauté inaltérable. Des hommes s’avouent limités dans leur esprit pour appréhender cette perfection. Et cette connaissance et cet aveu prennent le nom de religion. Ainsi, mais seulement ainsi, je suis profondément religieux, comme ces hommes.

L’esprit scientifique, puissamment armé en sa méthode, n’existe pas sans la religiosité cosmique. Elle se distingue de la croyance des foules naïves qui envisagent Dieu comme un être dont on espère la mansuétude et dont on redoute la punition – une espèce de sentiment exalté de même nature que les liens du fils avec le père – comme un être aussi avec qui on établit des rapports personnels, si respectueux soient-ils.

Mais le savant, lui, convaincu que la loi de causalité régit tout événement, envisage l’avenir et le passé comme soumis aux mêmes règles de nécessité et de déterminisme. La morale ne lui pose pas un problème avec les dieux, mais avec les hommes. Sa religiosité consiste à s’étonner, à s’extasier devant l’harmonie des lois de la nature dévoilant une intelligence si supérieure que toutes les pensées humaines et toute leur ingéniosité ne peuvent révéler, face à elle, que leur néant dérisoire. Ce sentiment développe la règle dominante de sa vie, de son courage, dans la mesure où il surmonte la servitude de ses désirs égoïstes. Indubitablement, ce sentiment se compare à celui qui anima les esprits créateurs et religieux de tous les temps".

Cette conviction, liée à un sentiment profond d’une raison supérieure, se dévoilant dans le monde de l’expérience, traduit pour lui l’idée de Dieu.

Einstein pourtant n'appréciait guère l'approche judéo-chrétienne : « la science sans la religion est boiteuse, la religion sans la science est aveugle » pouvait-il déclarer en nous invitant à une sorte de religion cosmique. Mais, Einstein dira aussi: « La source principale des conflits actuels entre la religion et la science se trouve dans le concept d’un Dieu personnel. » En 1929, il répondit par un télégramme envoyé à H. Goldstein : « Je crois au Dieu de Spinoza, qui se manifeste dans l’harmonie de l’existant, pas dans un Dieu qui s’abandonne au destin et aux actions des hommes. » Une controverse en résulta. « Si cet être est Tout-Puissant, tout événement, toute action humaine, toute pensée humaine, tout sentiment et toute aspiration est son œuvre. Comment peut-on penser que devant un tel être, l’homme soit responsable de ses actions ? »

“Je ne peux pas imaginer un Dieu qui récompense et punit l’objet de sa création. Je ne peux pas me figurer un Dieu qui réglerait sa volonté sur l’expérience de la mienne. Je ne veux pas et je ne peux pas concevoir un être qui survivrait à la mort de son corps. Si de pareilles idées se développent en un esprit, je le juge faible, craintif et stupidement égoïste.” (Albert Einstein, Comment je vois le monde / 1934).

« Le Dieu Juif [..] est la tentation de fonder la morale sur la crainte, une attitude déplorable et dérisoire » « Je crois au Dieu de Spinoza qui se révèle lui-même dans l'ordre harmonieux de ce qui existe, et non en un Dieu qui se soucie du destin et des actions des êtres humains. » « Il me semble que l’idée d’un Dieu à forme humaine est un concept que je ne peux prendre sérieusement. Je ne me sens pas non plus capable d’imaginer une volonté ou un but hors de la sphère humaine. » Dans une lettre adressée au philosophe Eric Gutkind, Einstein écrit : « Le mot Dieu n’est pour moi rien de plus que l’expression et le produit des faiblesses humaines, la Bible un recueil de légendes, certes honorables mais primitives qui sont néanmoins assez puériles. Aucune interprétation, aussi subtile soit-elle peut selon moi changer cela. » Einstein répondra d’ailleurs à un journaliste lui demandant s’il croit en Dieu : « Définissez-moi d’abord ce que vous entendez par Dieu et je vous dirai si j’y crois. »

 Einstein se défiait avec raison des légendes ou des projections des faiblesses humaines au ciel. Sa religion cosmique est donc plutôt celle de cet ordre harmonieux qui régit l'univers qui devrait susciter l'admiration et l'humilité, mais surtout le courage de surmonter la servitude des désirs égoïstes humains.

Son dieu semble impersonnel et inatteignable, le dieu horloger plutôt. Ce positionnement prudent est-il pourtant le seul envisageable ? 

Ne serait-il pas logique de reconnaître les figures humaines qui nous ont encouragés à élargir notre cercle de compassion ? Dans ce cas Jésus en ferait partie.

Pourquoi s'en tenir exclusivement au Dieu de Spinoza qui se révèle lui-même dans l'ordre harmonieux de ce qui existe, et non en un Dieu qui se soucie du destin et des actions des êtres humains ?

Bien sûr, les représentations aberrantes du divin ne manquent pas et doivent être dénoncées. Ainsi:

Dieu ne fera pas magiquement advenir le paradis sur terre en nous l’imposant ; de même Sa volonté ou Ses commandements ne nous sont en rien des contraintes. Le Jugement dernier et la Parousie (l’attente du retour de Jésus) sont des fantasmes humains ; tout comme de nombreuses représentations du divin dont par exemple : Celle du Dieu Sadique qui nous envoie punitions et récompenses pour nous mener à Lui ou éprouver notre foi : il faut Le supplier ou l'émouvoir pour obtenir Son pardon ou Son aide. Et bien comprendre qu'Il a toujours un projet pour nous !

Celle du Grand Sénile à qui il faut dire sans relâche nos attentes et nos besoins, ce qu'Il devrait être et faire en nous, pour nous et pour le monde.

Celle du Grand Indifférent, le Tout Autre inatteignable à qui nous adressons néanmoins, sans grand espoir, nos doléances, nos suppliques et autres déceptions. Il est le Créateur qui s'est retiré de sa création en nous laissant nous débrouiller seuls, non sans nous avoir donné des modes d'emploi et des guides.

Celle du Grand Inquisiteur, l'épicier qui tient les comptes de nos bonnes et mauvaises actions en nous menaçant de son Jugement dernier comme de l'enfer.

Celle de la Chose inconnue qui joue à cache-cache avec nous tout en nous donnant de vagues indices de sa présence.

Celle du Dieu jaloux et colérique qui ne supporte pas qu'on puisse se détourner de Lui et nous demande de nous fondre en Lui uniquement.

Celle du Grand Marionnettiste qui a tout prévu d'avance et tire les ficelles à sa guise en réclamant de nous obéissance aveugle et soumission à Sa volonté.

Celle du Père sévère mais juste qui traite ses enfants selon leurs mérites.

Celle du Grand Narcissique qui voulait se connaître comme perfection dans l’imparfait ou comme absolu dans le relatif.

Celle du Grand Bricoleur qui tente d'équilibrer tant bien que mal les forces du chaos à l’œuvre dans sa création, sans pour autant pouvoir nous en prémunir.

Celle de l'Agent Secret qui œuvre secrètement dans notre vie et dans le monde pour arriver à ses fins.

Celle du Grand Irresponsable qui, au nom de la liberté portée à l'absolu, nous laisse à notre triste sort sans lever le petit doigt.

Celle du Grand Pervers qui nous met devant des défis si hauts que nous ne pouvons qu'échouer.

Celle du Grand Manipulateur qui se fait humain à travers Jésus pour mieux le ressusciter ensuite.

Celle du Grand Ordinateur qui expérimente sans états d'âme tous les possibles des possibles pour en tirer de l'information.

Celle du Grand Mystificateur qui est soi-disant amour et lumière, donc sans obscurité, mais qui n’assume pas la responsabilité du chaos et de la violence inhérente à sa création. Celle enfin du Parfait qui ne supporte pas que nous puissions porter atteinte à sa gloire magnifique, ni lui faire de l’ombre en nous comportant comme des dieux.

Les représentations aberrantes du divin ne manquent pas, reconnaissons-le. Nous continuons ainsi à postuler un Dieu qui conduit l’histoire humaine pour l’amener à son terme, et nous Lui demandons d’agir dans notre vie comme dans notre environnement soi-disant pour le bien de tous. Mais cela constitue une violation du libre choix dans lequel naissent tous les délires religieux. Il faut en finir avec ces représentations mythologiques. Un désencombrement est ici indispensable.
Faut-il pour autant valider les conclusions de Freud?

Nous avons des images déformées de Dieu mais elles ne sont pas automatiquement des illusions dangereuses, ou des conflits non résolus avec le père. 

C'est au contact de nos parents que nous nous forgeons notre image positive et négative inconsciente de Dieu. Notre père nous renvoie à l'autorité et la protection tandis que notre mère nous donne amour et attention. Les valeurs inconscientes que nous accordons à Dieu ressemblent beaucoup à celles projetées au ciel. Tous ces éléments se conjuguent donc pour constituer une image inconsciente qui si on l’analyse bien, transforme Dieu en un être plutôt antipathique... Si l’on ne tient pas compte du fait que l’image que l’on se fait de Dieu est bien souvent erronée, on risque alors tôt ou tard de se détourner de lui. Cela est dommage, tout autant que de croire ferme que Dieu doit être craint, qu’il est sévère et peut-être même cruel. Autrement, si l’on a été gâté, que nos parents étaient bienveillants et qu’ils nous ont tout laissé passer alors on croira que l’on peut tout faire, tricher, ne pas assumer ses responsabilités… car Dieu est bon, indulgent et ne punit pas. Mais la vie nous fera vite comprendre tôt ou tard que ce n’est pas le cas et que l’image du « tout est permis » est en réalité tout autant fausse. Cependant, comme le souligne très justement Boris Cyrulnik s'il y a contact sécurisant avec Dieu il sera symbolique par la présence d'objet, de lieux, de prières et de rites interactifs : il devient partenaire sécurisant dans un lien internalisé, ce qui ne veut pas dire retomber en enfance. Nous retrouvons la cohabitation des extrêmes à travers l'angoisse et l'extase. Les recherches neurologiques témoignent d'un apaisement des marqueurs biologiques du stress via des ondes alpha à 8 cycles-seconde permettant des sensations d'attention paisible ; Si l’amygdale rhinencéphalique diminue le fonctionnement du cortex pariétal, une déconnexion avec le monde extérieur devient possible qui apporte parfois des sentiments océaniques.

Les doctrines religieuses peuvent être bienfaisantes; elles ne sont pas  non plus une simple illusion. Une pure invention humaine.

L'essence du divin (ou le divin par essence) sera nécessairement une propriété positive.

Pour le philosophe Frédéric Lenoir, la quête spirituelle laïque s'est amorcée dans les années 50/60: elle tend à l'accomplissement de soi, à la recherche du sens de la vie, d'une sagesse sans absolu; c'est un travail sur soi pour être mieux ou bien, pour aller vers ce qui est juste, plus vrai, pour grandir et s'appuyant sur les qualités de l'être humain. La recherche personnelle s'appuie sur les éléments pratiques de la spiritualité sans les éléments théologiques; c'est une quête au plus profond de soi; elle est donc fluctuante, tantôt mystique mais volontiers apophatique (sans référence à Dieu) car on a beaucoup trop parlé de Dieu au lieu d'en faire l'expérience.

Réfléchir à la direction que l’on donne à sa vie est indispensable pour ne pas être dans l’errance. Mais parfois, il faut aussi savoir arrêter de se poser des questions pour vivre, tout simplement.

C'est le choix du Carpe diem:  une locution latine extraite d'un poème de Horace que l'on traduit en français par : « Cueille le jour présent sans te soucier du lendemain », littéralement « et <sois> le moins crédule <possible> pour le <jour> suivant ».

Une spiritualité laïque tendrait plutôt à reconnaître ceci: Le présent est la seule réalité à notre portée ; le passé nous a échappé et le futur ne nous appartient pas. Or, nous passons beaucoup de temps à regretter l’un et à appréhender l’autre. Ne pas vivre le moment présent, c’est donc tout simplement vivre dans une illusion. Être dans « l’ici et maintenant », ce n’est pas se voiler la face devant l’avenir ou agir comme si le passé n’avait pas été. C’est avoir conscience de ce qui se passe en soi et hors de soi, revenir à ses sensations et à ses émotions, savourer la vie et ne pas fuir systématiquement en cas de gêne ou de douleur… Adopter cette façon d’être au monde est l’une des meilleures solutions pour se protéger du pessimisme ambiant et apaiser ses propres angoisses personnelles. Et, ainsi, plus présent à soi et aux autres, pouvoir sans culpabilité ni complaisance se retourner sur son passé et se projeter dans l’avenir de manière à la fois sereine et réaliste.

CF. La méditation en pleine conscience.

Le mal existe-t-il ?


Un professeur universitaire d
éfia un jour ses étudiants avec cette question :« Est-ce que Dieu a créé tout ce qui existe ? ».

Un étudiant répondit bravement : Oui, Il l’a fait !

Le professeur dit : «Dieu a tout créé?»

- Oui, Monsieur, répliqua l’étudiant.

Le professeur répondit, «Si Dieu a tout créé, Il a donc aussi créé le mal puisque le mal existe et selon le principe de nos travaux qui définissent ce que nous sommes, alors Dieu est mauvais».

L’étudiant fut silencieux devant une telle réponse. Le professeur était tout à fait heureux de lui-même et il se vantait devant les étudiants d’avoir su prouver encore une fois que la foi en un dieu était un mythe.

Un autre étudiant leva sa main et dit : «Puis-je vous poser une question professeur?»

- Bien sûr, répondit le professeur.

L’étudiant répliqua, «Professeur, le froid existe-t-il?»

- Quel genre de question est-ce cela? Bien sûr qu’il existe. Vous n’avez jamais eu froid? dit le professeur.

Le jeune homme dit, «En fait monsieur, le froid n’existe pas. Selon la loi de physique, ce que nous considérons être le froid est en réalité l’absence de chaleur. Tout individu ou tout objet possède ou transmet de l’ENERGIE. La chaleur est produite par un corps ou par une matière qui transmet de l’ENERGIE. Le zéro Absolu (-460°F) est l’absence totale de chaleur; toute la matière devient inerte et incapable de réagir à cette température. Le Froid n’existe pas. Nous avons créé ce mot pour décrire ce que nous ressentons si nous n’avons aucune chaleur.»

L’étudiant continua. «Professeur, l’obscurité existe-t-elle?»

Le professeur répondit : Bien sûr qu’elle existe!

L’étudiant : «Vous avez encore tort Monsieur, l’obscurité n’existe pas non plus. L’obscurité est en réalité l’absence de LUMIERE. Nous pouvons étudier la LUMIERE, mais pas l’obscurité. En fait, nous pouvons utiliser le prisme de Newton pour fragmenter la LUMIERE blanche en plusieurs couleurs et étudier les diverses longueurs d’onde de chaque couleur. Vous ne pouvez pas mesurer l’obscurité. Un simple rayon de LUMIERE peut faire irruption dans un monde d’obscurité et l’illuminer. Comment pouvez-vous savoir l’espace qu’occupe l’obscurité ? Vous mesurez la quantité de LUMIERE présente. N’est-ce pas vrai ? L’obscurité est un terme utilisé par l’homme pour décrire ce qui arrive quand il n’y a pas de LUMIERE.»

Finalement, le jeune homme demanda au professeur, «Monsieur, le mal existe-t-il?»

Maintenant incertain, le professeur répondit : – Bien sûr, comme je l’ai déjà dit. Nous le voyons chaque jour. C’est dans les exemples quotidiens de l’inhumanité de l’homme envers l’homme. C’est dans la multitude des crimes et des violences partout dans le monde. Ces manifestations ne sont rien d’autre que du mal !

L’étudiant répondit, «le Mal nexiste pas Monsieur, ou au moins il n’existe pas de lui-même. Le Mal est simplement l’absence de Dieu. Il est comme l’obscurité et le froid, un mot que l’homme a créé pour décrire l’absence de Dieu. Dieu n’a pas créé le mal. Le Mal n’est pas comme la foi, ou l’AMOUR qui existe tout comme la LUMIERE et la chaleur. Le Mal est le résultat de ce qui arrive quand l’homme n’a pas l’AMOUR de Dieu dans son coeur. Il est comme le froid qui vient quand il n’y a aucune chaleur ou l’obscurité qui vient quand il n’y a aucune LUMIERE.»

Le professeur sassit, abasourdi dune telle réponse.

Le nom du jeune étudiant ? : « Albert Einstein. »

(Cette histoire ma été rapportée par Gnothi Seauton, http://quisommesnous.wordpress.com/)

Le mal est ainsi l'absence de Dieu, l'absence d'Amour, d'humanité véritable, etc.

Il pourrait aussi être lié à l'ignorance, à la méconnaissance de la Source avec qui nous ne voulons / ne savons pas interagir.

Dans la métaphore de l'Univers connecté de Nassim Haramein nous sommes cette petite bulle au milieu de la fleur de vie, notre propre univers, en lien avec Tout, l'univers infini. Il n'y a pas de quoi pavoiser puisque c'est offert à tous! Cela ne nous met pas à l'abri du malheur, ce n'est pas une protection magique ou infaillible, car la liberté de mal faire et de mal agir demeure une réalité humaine. Mais c'est une manière sensée d'aborder humblement la Vie, d'en faire l'expérience différemment. Une manière surtout d'être en lien avec le divin, la Matrice, la Source, l'essence, avec qui nous interagissons.

Ainsi, nous apparaissons et nous disparaissons sans arrêt à un rythme très rapide et à la vitesse de la lumière. La moitié du temps, nous sommes issus du vide...et l'autre, nous informons le vide. C'est aussi le mouvement de la conscience qui nous informe par rétroaction que nous existons. C'est la structure du double tore qui le permet. C'est un échange permanent d'informations qui nous affecte, du dedans vers l’extérieur et de l’extérieur vers le dedans: nous co-créons en permanence la réalité.

La création est continue à tous les niveaux de la singularité ; quand la double tore et l'effet Coriolis s'équilibrent vers la singularité, alors le trou noir produit de la matière, les galaxies, et cela tout le temps. Le trou noir devrait s'écrire TOUT parce qu'il est la structure fondamentale du vide. Il n'absorbe pas seulement, il diffuse aussi de l'information, ce sont des trous noirs/blancs comme le ying et le yang. Les structures du vide et les fluctuations qui s'y déroulent sont à l'origine de tout et nous sommes en constantes relations.

 

Apparaître hors du vide et disparaître en lui est comme une respiration : cela se fait même si nous n'en avons pas conscience. Cela se fait indépendamment de nos croyances et convictions intimes : nous sommes tous en lien avec le vide, la Source, Dieu, que nous soyons athées, agnostiques ou croyants. Ce positionnement est devenu caduc ! Nous ne pouvons pas éviter d'apparaître ou de disparaître hors du vide. Pas plus que nous ne pouvons ne pas donner ou recevoir d'information. Avec la physique unifiée de Nassim Haramein, les lignes de définition de la spiritualité bougent considérablement.

Si toute l'information se trouve bien au centre du vide, de la singularité, alors elle représente tous les possibles des possibles non encore matérialisés et elle est aussi l'information apportée par toute la création, nous y compris. À ce niveau, évidemment, le temps est empilé : le passé-présent-futur cohabitent. Les fils de notre vie y sont multiples. Et la matérialisation s'y fera par réduction d'état ; ce qui advient dans notre réalité vient en somme du futur, comme passé-présent réactualisé, ou comme nouveauté. Certaines choses sont quasi immuables (un cailloux), d'autres seront très fugaces ou d'une très courte durée de vie ; mais nous contenons  l'information de qui nous sommes, ceci en permanence. Plus nous sommes dans la maîtrise, plus cette information est massive, et le changement n'est alors guère possible ; c'est le poids du mental et celui de l'anima définis par Philippe Guillemant. Le vide matriciel en tient compte. Nous retrouvons ici la loi de Prigogine : plus une structure est stable moins elle peut évoluer ; plus elle est instable, plus elle peut se modifier.

Nous informons le vide matriciel de notre état global comme de nos désirs-besoins-souhaits-attentes ; c'est d'autant plus fort via l'émotion ; mais nous ne le faisons pas consciemment, pas réellement, donc de manière très fugace , car nous doutons qu'il y ait une présence réelle, une Puissance supérieure avec laquelle nous pourrions réellement communiquer. Avec les travaux de Nassim Haramein, les choses changent ; il y a une toute puissance dans le vide matriciel : tout en vient et tout y retourne. Nous co-créons avec elle notre réalité – et sans doute l'univers entier!-, sans elle nous ne le pourrions pas ! Nous recevons de l'information du vide – et cela peut se faire à tout moment  naturellement par des feedbacks incessants et parfois aussi sous forme d'intuition, d'inspiration, de prémonition, de heureux hasards et de synchronicités entre autres choses. Dans le vide matriciel, toute l'information est disponible, c'est là que se font les voyages hors de son corps, les expériences de mort imminente, ou les visions des devins... Ce sont des informations reçues en retour du vide matriciel, des feedbacks accessibles à la conscience dans certaines conditions ou circonstances.

Et Nassim Haramein de nous dire en conséquences:

Peut-être serait-il bon d’agir dans le sens de la dynamique fondamentale de l’Univers en créant dans notre cœur une structure toroïdale en deux temps quand elle se courbe vers l’immobilité, elle est la confiance par le souffle expiré, ensuite quand elle entre en expansion, elle est la gratitude par le souffle inspiré un peu comme dans l’œil d’un cyclone ; le tourbillonnement est là où se trouve notre singularité ; au centre se trouve la quiétude et plus on l'atteint plus la dynamique tourbillonnaire du spin augmente autour de nous et avec elle l'inspiration ou l'influence autour de nous. Ce n'est qu'en décidant de vous soigner que vous soignerez le monde autour de vous, d'abord votre monde immédiat, puis un monde plus large, et ainsi de suite. C'est une erreur de vouloir guérir le monde des fléaux qui l'habitent puisqu'en vous concentrant dessus, vous vous y attachez davantage... Si vous voulez vivre dans un monde libre, de paix, d'amour, de joie et de bonheur, alors faites-le déjà en vous, puis dans votre entourage immédiat, et ainsi de suite.  »

--- Dans le corps, si le cerveau est l'antenne de l'ensemble de radio, le cadran de réglage est le cœur, qui définit la fréquence des informations reçues par le rythme dynamique des fluides de votre corps, et qui peut être modifié par votre état émotionnel; il faut sentir de manière empathique notre connexion avec le tout pour que notre antenne soit correctement dirigée.

--- Quand nous méditons, nous allons vers l'information qui est toujours accessible; même nos mouvements en font partie: le champ nous reconstitue en fonction de l'information nécessaire. En tournant nos sens vers cette information, nous avons une influence y compris à distance en vertu du principe d'intrication. Ce n'est pas de la magie, mais la manière dont l'univers fonctionne. En général, on n'utilise pas ces capacités mais on peut apprendre à le faire.

--- Le système ne peut pas s'autodétruire; la nature cherche des solutions, elle fait que l'évolution soit acceptable; une société autodestructive n'obtient pas des technologies qui lui donnerait une puissance gigantesque; maintenant les niveaux de conscience montent très rapidement sous différents stress dans différents secteurs; l'ouverture se voit, les gens en ont marre et veulent un changement; toutes les solutions sont déjà là mais la transition va se faire; le négatif se détruit par lui-même et nous ne pouvons guère le changer; il faut prendre distance, et voir de manière plus universelle.

Une religion non dogmatique ou une spiritualité laïque devrait en vérité être revue et corrigée, passée au filtre de la métaphore de l'Univers connecté. L'une comme l'autre ne saurait se passer d'exercices, de ce qu'il convenu d'appeler la méditation dont les bienfaits sont largement attestés par des études cliniques.