Home » À revoir » L'obsession du néant

Le concept de création ex nihilo renvoie à une réalité permanente, telle qu’il n’y ait aucun moment où elle n'était présente nulle part et sous aucune forme ne pourrait pas être décelée comme créée. Il s’agirait alors de s’assurer, au moyen d’une analogie, que le concept est libre de contradiction, et qu’on peut, par un passage à la limite, concevoir que toute entité naturelle  doive, en définitive,  son existence à un agent surnaturel qui n’opère pas sur un substrat préalable. S’il y a un Dieu défini comme  bon, tout-puissant et omniscient, il aura ainsi des raisons de produire un monde dans lequel la régularité des lois régissant le comportement des objets à notre échelle permet l’anticipation des effets, la responsabilité de l’action…et l'existence d'un dieu personnel exerçant une providence.

Ici, une précision s'impose. Comme le fait très justement remarquer Laurent Gagnebin, « affirmer que l’Éternel est une énergie et un dynamisme créateurs, est-ce pour autant prétendre que Dieu est « impersonnel » ? N’y-a-t-il pas là une confusion entre la personne et l’individu ? » Ce dernier désigne surtout notre corps-conscience biologiquement conditionné. « La personne, elle, n’est pas un être déterminé ; elle est spirituelle. Elle se crée et représente un dessein à réaliser, une liberté. On est un individu par la force des choses – celle de la nature, de l’histoire, de la société – qu’on le veuille ou non. On devient une personne ; celle-ci ne saurait exister sans la rencontre et l’amour, sans un acte inventif et créateur. La mort de l’individu, c’est sa mort naturelle ; celle de la personne, c’est l’égocentrisme absolu. Nous sommes à la fois un individu et une personne. Dieu, assurément, n’est pas un individu, mais les traits retenus ici pour caractériser la personne correspondent justement à ceux que nous utilisons pour qualifier Dieu : Esprit, liberté, élan créateur, amour [http://www.evangile-et-liberte.net]. »
Cette création ex nihilo ne s'est pas faite à partir de rien, mais elle est ce qui n'était pas encore apparu. Le surgissement venu  d'ailleurs a au moins deux conséquences: 1°) il ne confond pas l’explication théiste, avec une explication des sciences de la nature (elle fait intervenir la causalité d’une personne divine, sans prétendre inférer l’intervention divine des énigmes ou trous temporaires de la connaissance scientifique) et 2°) il s’offre à une discussion argumentée, qui fait échapper la question du créateur à la sphère de la mythologie privée ou de l’appartenance confessionnelle.
Ces deux conditions sont remplies par la physique de Philippe Guillemant et celle de Nassim Haramein. Elles sont étayées également par le cas de Nicolas Fraisse étudié de manière scientifique. Nous ne sommes plus ici dans la sphère de la mythologie privée ni dans une appartenance confessionnelle.
L'extrême folie humaine est dans la négation, le refus de ce surgissement venu d'ailleurs ou de son ignorance par méconnaissance. Elle est aussi foi démesurée en la technologie.

 

La technique et l'argent sont nos nouveaux dieux, assurément. Nous créons à travers eux des choses non naturelles. Qu'en est-il du savoir de la vie ? Il est atrophié par l'égocentrisme.

La mort de la personne est dans la réduction au Seul, au Soi, à sa petite vie. L'athéisme contemporain nous y convie quand il postule que l'univers est une gigantesque et effrayante machine à combiner les possibles en fonction de lois connues - ou encore à découvrir - du hasard et de coïncidences heureuses, car il  affirme aussi que les humains sont un accident de parcours et que l'univers de toute façon retournera au chaos. Dès lors, les humains sont leur propre finalité ! Ils ont le droit d'assurer leur vie comme bon leur semble...

Dans la barbarie humaine ordinaire aussi, c'est-à-dire dans ces boucles de rétroactions négatives que sont nos frustrations, nos peurs, tristesses, colères, amertumes, ressentiments, hontes, haines et autres dégoûts qui nous écrasent et nous accablent. Nous aurions tout intérêt à prendre de la hauteur.


Thomas Benedict Mellen nous y invite avec ces affirmations étonnantes:

  • Nous avons tous un Soi le plus élevé connecté à la Source; nos Soi s'y connectent. A tous les niveaux, les plus hauts ou les plus bas, sous quelque forme que nous soyons, nous sommes UN et c'est magnifique.
  • Dans la Source, le fleuve de lumière est la rivière de la vie. Tout l'univers déborde de formes de vie.
    Dans le toujours du Tout, la création se régénère elle-même. C'est sans début ni fin et il se crée des univers indéfiniment et simultanément. En fait, le Vide est moins que le Rien, et cependant plus que le Tout. Le Vide est le Zéro Absolu ; c’est du chaos que toutes les possibilités surgissent. C’est la Conscience Absolue, qui est bien plus que l’Intelligence Illimitée.
    Le Vide est le néant entre toutes les manifestations physiques : l’ESPACE entre les atomes et leurs composants; il est le Point zéro plein d'énergie. 
  • Le Vide lui-même est dénué d’expérience. C’est la pré-Vie, avant la première vibration. Dieu est plus que la Vie et la Mort. Donc il y a plus que la Vie et la Mort à expérimenter dans l’Univers ! Dieu est le Grand Soi, la Conscience absolue.
  • Les trous noirs sont les traiteurs ou les recycleurs de l’Univers. Toute énergie, de ce côté du Big Bang est lumière. Chaque sous-atome, atome, étoile, planète, même la conscience elle-même est faite de lumière et a une fréquence et/ou une particule. La Lumière est une substance vivante. Tout est fait de lumière, même les pierres. Donc tout est vivant. Tout est fait de la Lumière de Dieu. Tout est très intelligent.
  • La mort n’existe pas. Nous sommes immortels. Nous avons déjà été vivants pour toujours ! Nous sommes une partie de la nature, de ce système vivant qui se recycle lui-même indéfiniment .Parce que Tout contribue au Grand Tableau, à la plénitude de la Vie. Chacun de nous littéralement est Dieu, Dieu s’explorant lui-même dans une Danse de Vie infinie. notre unicité contribue à l’accroissement du Vivant.
  • L'Enfer est un monde de misère humaine, d’ignorance, une éternité misérable dans la nuit de l’inconnaissance où les gens sont consumés par leurs propres chagrins, leurs traumatismes et leurs misères. 
  • Tout découle du fleuve infini de la Vie, tout y retourne, et tout en renaît…

Nous sommes dieu faisant l'expérience de lui-même sous une forme moindre (non absolue, imparfaite)...ce qui ne veut pas dire que nous serions abandonnés à notre triste sort ! La Source est Danse de la Vie, en soutien si nous le voulons bien.

La grande rupture avec le monde n'est pas au moment de la mort corporelle mais au moment où l'homme accepte la réalité de la Présence de Dieu avec lui. À cet instant, l'Emmanuel (" Dieu avec nous ") naît dans le coeur, unit les deux natures (divine et humaine) séparées et opère une re-création de tout l'être. Elle se fera par l'apprentissage de la gratitude.

Remercier c’est apprécier la vie.
Nous devons être connectés avec le présent, et décider de le vivre intensément grâce à la gratitude. En outre, la gratitude peut parfois être payante, car selon les experts, l’acte de remercier nous enveloppe d’énergie, nous fait nous sentir vivants, et contribue à nous rendre plus heureux. Par conséquent, si nous nous entraînons à remercier la vie et les autres, nous renforcerons notre bonheur, tout en apprenant à donner de la valeur à ce que nous possédons, partageons ou recevons.

 

Nous attirons, nous créons, nous repoussons en co-création avec la Source qui nous offre notamment en retour ces intuitions, inspirations, prémonitions, coïncidences et synchronicités.
Voilà ce qui a pouvoir - et vocation - de nous faire sortir de l'obsession du néant...
Tout comme le font les nouvelles approches quantiques de la biologie ou celles de la Science Unifiée.